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Vaccins contre la COVID-19 : vent de créativité sur le calendrier vaccinal !

Auteur : Stéphane KORSIA-MEFFRE
Date de publication : 07/01/2021
Santé Publique

Le dernier jour de l’année 2020, un comité d’experts britanniques a recommandé aux autorités sanitaires de leur pays de systématiquement appliquer un délai de 12 semaines entre la première et la seconde injection de vaccin contre la COVID-19, dans le but d’augmenter le nombre de primovaccinés au Royaume-Uni. Si cette recommandation est cohérente avec le dossier d’enregistrement du vaccin AstraZeneca, elle ne l’est pas avec celui des vaccins à ARN messager (Pfizer/BioNTech et Moderna). Le comité justifie sa position par une analyse complémentaire des données des essais cliniques présentées aux agences sanitaires.

De plus, début janvier 2021, un expert américain a proposé à la Food and Drug Administration (FDA) d’autoriser, pour le vaccin Moderna, une posologie réduite de moitié pour les deux doses. Il s’appuie sur les données d’une étude de phase II montrant une réponse immunitaire humorale équivalente à celle obtenue avec la posologie recommandée.

Face à la nécessité de vacciner le plus grand nombre de personnes le plus rapidement possible, dans un contexte de dissémination d’un variant peut-être plus transmissible, il est probable que d’autres usages hors AMM de ces vaccins se déploient dans les semaines à venir : par exemple, injection unique ou « panachage » du type de vaccin utilisé pour chacune des injections.

Le 7 janvier 2021, l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a annoncé que la seconde injection du vaccin Pfizer/BioNtech (COMIRNATY) devait être pratiquée entre 21 et 42 jours (6 semaines) après la première injection, suivant ainsi l'avis de l'Agence européenne du médicament.

Que penser de cette créativité vaccinale, fruit de l’urgence ? Quelles sont les données qui sous-tendent ces recommandations ? À quels risques ces usages hors AMM exposent-ils les patients et la collectivité ? Nous avons cherché à répondre à ces questions.

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Source : ©Vidal 2019